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Aux yeux de tous, Paris est une ville touristique mais aussi une ville, qui à un fort passé historique. Cette série de photo vous propose de visiter Paris par un endroit, où il ne vous sera certainement pas possible de vous rendre, un endroit caché des yeux de tous. En effet les caves de Paris datent bien évidemment de l'époque ou les bâtiments ont été construits. Elles font partie du patrimoine, au même titre que les monuments parisiens. |
| Celui qui vient à Paris en vacances ou simplement pour ses congés de fin de semaine, est pris d'une fièvre visiteuse, il se met à vouloir visiter le maximum de sîtes, dans le minimum de temps que ses congés lui permettent. Il y a tellement de choses à voir... |
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Pour cela le voila qui déambule dans les rues parisiennes, qui visite les monuments, qui parcourt les quais de Seine au pas de charge...
Il fera sans doute un détour par le Louvre qui est, tout le monde peut aisément l'imaginer, une halte obligée, pour qui visite Paris la première fois. |
Il fera sans doute un détour par le Louvre qui est, tout le monde peut aisément l'imaginer, une halte obligée, pour qui visite Paris la première fois. Personne ne veut manquer la célèbre pyramide du Louvre (voir photo).
Une fois la matinée ou l'après midi bien remplie, les jambes lourdes les bras fatigués par son matériel photo. Le touriste obéit à aux mêmes envies que tout un chacun, et va prendre du repos autour d'un repas qu'il veut frugal. Pour le rendre apte à continuer son périple. Pour cela il pousse la porte de l'un des nombreux lieu de restauration. |
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Les photos qui vont suivre vous feront découvrir les caves d'un restaurant, le Coupe Chou situé au 11 rue de Lanneau dans le Vème arrondissement de Paris. Il est a noté que Paris c'est construit autour d'une cité médiévale dont Notre-Dame en a été le coeur. Ce restaurant se situe à environ 300m de Notre-Dame sur la rive gauche.
A la suite de la restauration des caves du restaurant, les propri- |
| étaires ont découvert les vestiges d'une cité gallo-romaine, datant de 170 ans après Jésus-Christ, contemporaine de l'empereur Marc Aurèle : des conduites d'eau chaude, une piscine gallo-romaine, des poteries du XIIème siècle, des statuettes et d’anciennes plaques moyenâgeuses des rues Chartière et du Mont Saint-Hilaire (ancien nom de la rue de Lanneau) dont le "Saint" a été buriné pendant la révolution. Aujourd'hui, on peut admirer ces plaques derrière le bar du Coupe-Chou |
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Imaginez le roi Henri IV venant retrouver, en face du Coupe-Chou, la belle Gabrielle d'Estrée... Imaginez un barbier qui, au XIIIème siècle, tranchait la gorge de ses meilleurs clients, avec un coupe-chou (nom du rasoir qu'il utilisait) et le charcutier d'en face en faisait de célèbres pâtés. |
| Au XIXème siècle, un berger habite au cinquième étage de cette demeure avec ses chèvres. Il les mène tous les jours à Belleville et chaque soir, le troupeau grimpe les marches qui mènent à la chambre du berger. A deux pas de la rue du Mont Saint-Hilaire, la rue Jean de Beauvais et la rue Chartière forment, autour d'un puits foré par l'Abbé Certain en 1572, une place. De nombreuses maisons ont malheureusement disparu. Les bases de ce puits existent toujours, on peut les voir dans le deuxième sous-sol des caves du Coupe-Chou. |
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Dès le XIVème siècle, Tous les étudiants des collèges et universités du quartier : Collège de la Sorbonne, Collège Coqueret, où étudièrent Ronsard et Du Bellay, fondateurs de la Pléiade, fréquentent assidûment ces ruelles. Jusqu'en 1880, la rue du Mont Saint Hilaire, petite ruelle, compte 14 librairies ! Aujourd'hui, cette rue est rebaptisée rue de Lanneau. |
| En 1803, un restaurant « Au Puits Certain », aujourd’hui le Coupe Chou, est célèbre grâce à un chroniqueur, Monsieur Ducray-Duminil, précurseur de Gault&Millau, qui écrivait « Monsieur Gauchois mérite des autels pour ses "têtes de veaux farcies au Puits Certain" qui font souvent tourner la sienne, par la multitude de demandes dont il est accablé. Enfin, tout ce qui sort de sa modeste et peu apparente boutique (rue du Mont Saint-Hilaire) dont lui seul gouverne le four et dont il fait les honneurs avec une simplicité et une modestie digne de l'ancien régime, atteste l'artiste le plus distingué et le plus consommé dans son art.» |
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Voici que s'achêve cette visite d'une des câves les plus anciennes de Paris. J'espère que vous avez apprécié la visite d'un lieu fermé au public.
Je remercie tout particulièrement Fabien Azzopardi qui m'a facilité grandement les prises de vues à l'intérieur des câves.
Si vosu désirez vous plongez dans cette ambiance médiévale vous trouverez toutes les informations sur www.lecoupechou.com
Photographies : Daniel ROCHA Texte historique : www.lecoupechou.com |
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